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Emploi IV : Attention, les mêmes causes produisent les mêmes effets*
Le 17 mars 2012 à 13:54:51 CET (244 lectures)
Article de l'équipe El Mouwaten | Formation, éducation et emploi
Par Hédi BELGHITH
La Tunisie souffre de la gangrène du chômage. Jamais paix sociale ne sera, et même si elle est, elle ne peut être pérenne, tant que des milliers de citoyens sont sans emplois et risquent de le rester dans la durée, si rien n'est fait.
Cette situation est exceptionnelle. Si la Tunisie arrive à l'assainir, elle sera apaisée pour bien longtemps, car, nous le savons tous, le nombre d'enfants en âge d'être scolarisés a entamé sa baisse, depuis déjà un certain temps. Autrement dit, le nombre de nouveaux demandeurs d'emplois, y compris les Diplômés, va commencer à baisser. La démographie joue donc en faveur de la Tunisie ou du moins, pour le moment.
A situation exceptionnelle, il faut un traitement exceptionnel : il s'agit de mettre tous les moyens possibles au service de cette cause. Cela représenterait, à mon avis, l'investissement le plus rentable pour chacun d'entre nous. L'avenir et la sécurité de nos enfants en dépendent.
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Liberté, égalité, sécularité pour la Tunisie
Le 16 octobre 2011 à 22:47:50 CEST (601 lectures)
Article de l'équipe El Mouwaten | Culture, médias et sujets de société
Slim Dali - La perception imaginaire de Dieu par une petite fille, héroïne d'un dessin animé, a provoqué un sentiment d'offuscation, dont l'intensité est assez surprenante. Cela pourrait être presque comique si la diffusion par la chaîne de télévision Nessma, du film d'animation Persepolis, n'avait pas engendré une vague de violence par des salafistes. Ceux-ci considèrent la représentation de Dieu - proscrite dans l'Islam - comme blasphématoire, même si elle émane de l'imagination d'un personnage de dessin animé, mais surtout et c'est ce qui en fait ce qu'ils sont, qu'elle justifie les actions punitives envers les auteurs et les diffuseurs. C'est sous l'emprise de cette logique idéologique archaïque, que des islamistes ont exprimé l'affectation de leur fragile susceptibilité en tentant d'attaquer les locaux de la chaîne Nessma à Tunis. Et puis, comme cela était vraisemblablement insuffisant, les « sensibles barbus » ont « visité » le logement de Nabil Karoui, PDG de la chaîne, avec la même ardeur, duquel son épouse et ses enfants ont pu s'échapper in extrémis. Face à ces comportements belliqueux de toute part, Nabil Karoui a succombé à la peur en présentant ses excuses pour avoir porté atteinte au « sacré ». Le spectre de la censure montre le bout de son nez…
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TUNISIE : AMENAGEMENT DU TERRITOIRE : « Le pire des scandales de Ben Ali »
Le 19 août 2011 à 17:34:44 CEST (743 lectures)
Invité d'El Mouwaten | Economie et développement régional
« l'homme éloigné de la nature devient dur »
Standing Bear, chef Lokota (Sioux)
Les tunisiens disent de leur pays qu'il est comme « une belle femme … qui se flagelle ». L'opinion fut particulièrement authentique sous l'ère Ben Ali. La gestion du territoire, de ses ressources, de son environnement et de ses villes fut accablante. Jamais, les paysages n'ont été autant défigurés ; la réglementation foncière autant bafouée ; l'architecture autant ignorée ; le dispositif légal de la construction autant méprisé ; les ressources autant détériorées… Ben Ali n'avait ni stratégie, ni intérêt pour les plans d'aménagements du territoire. Il avait pour recette de laisser-faire ; croyant que cette conception contribuerait au développement et à la mise en valeur du territoire alors qu'elle détruisait le patrimoine de la terre, autant dans son héritage que dans son devenir.
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Le Code du Statut Personnel est-il une source d'injustices ? - Révélation d'un scandale
Le 13 août 2011 à 20:27:07 CEST (1944 lectures)
Article de l'équipe El Mouwaten | Culture, médias et sujets de société
Habib Sayah - En cette période où l'on fête l'adoption du Code du Statut Personnel (CSP) et les droits de la femme tunisienne, la question de l'égalité entre les sexes est au cœur du débat public. Certains, à l'instar du Doyen Chokri Belaid proposent de reconnaitre au Code du Statut Personnel une valeur constitutionnelle, afin que, quelle que soit la mouvance politique au pouvoir dans l'avenir, celle-ci ne puisse plus méconnaitre les droits de la femme qui seraient élevés au statut d'acquis. Cette initiative est née d'une excellente intention : nous prémunir contre tout retour en arrière. Cependant, il semble inadéquat d'élever une simple loi au rang constitutionnel, car une constitution doit être faite de principes simples et limpides et l'on ne doit pas y trouver la minutie et la complexité d'une loi. A fortioti, intégrer le Code du Statut Personnel dans le bloc constitutionnel nous semblerait particulièrement néfaste. En effet, le CSP que l'on a chanté et sacralisé parce qu'il aurait élevé le statut de la femme, souffre de nombreuses imperfections et son application peut même s'avérer une source d'injustices à l'égard des femmes, du fait notamment d'une rédaction maladroite.
L'affaire que nous allons dévoiler démontre tant les insuffisances du CSP que l'état de délabrement du système judiciaire sous Ben Ali, ainsi que les interférences entre droit, justice et religion en Tunisie.
Dans l'esprit populaire, Bourguiba a reconnu à la femme tunisienne les mêmes droits que l'homme en adoptant le Code du Statut Personnel, sauf en matière d'héritage. Et c'est de la question épineuse de l'héritage qu'il s'agit ici. On a tendance à limiter l'injustice faite à la femme par le CSP en matière d'héritage à sa part dans la succession : la femme hérite 1/3 lorsque l'homme hérite 2/3. Or, l'inégalité est encore plus vaste et profonde, et, par la négligence du législateur de 1956, le Code prive dans certain cas la femme de toute part dans la succession, fût-elle la seule héritière. C'est donc le cas de la nièce du défunt que nous allons exposer ici.
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Une stratégie de rupture pour rendre la Tunisie attractive pour les IDE.
Le 23 juillet 2011 à 12:47:00 CEST (642 lectures)
Invité d'El Mouwaten | Economie et développement régional
Auteur anonyme a écrit : "
Une stratégie de rupture pour rendre la Tunisie attractive pour les IDE.
L'histoire des civilisations nous montre que les changements les plus importants sont ceux qui sont générés suite à une rupture franche. Les progrès continus ou ce que l'on nomme généralement « l'approche Kaizen » est possible mais ses effets s'inscrivent dans une progression lente souvent incompatible avec l'urgence du moment.
Une stratégie de rupture a pour objectifs de créer une nouvelle façon de faire, de trouver un nouveau terrain de jeu aussi peu concurrentiel et conventionnel que possible.
Contrairement à la pensée stratégique conventionnelle basée sur le dominant leader et les suiveurs (Cf. Porter) où l'enjeu réside dans la conservation des acquis et des avantages concurrentiels, une stratégie de rupture se base sur une volonté de changement et de déséquilibre vers l'avant quitte à modifier radicalement l'organisation et les pratiques habituelles.
Afin d'illustrer mes propos, prenons un exemple volontairement choisi loin du domaine de l'économie et de la stratégie industrielle mais qui illustre parfaitement ce qu'est la stratégie de rupture. Il s'agit de la discipline olympique du saut en hauteur. La technique pour sauter, telle que pratiquée jusqu'à 1968, consiste à réaliser un saut dit « saut en ciseau » ou l'athlète saute en élevant la première jambe, et quand il est passé, il élève l'autre, en retombant.
Cette technique jadis utilisée par tous les athlètes a permis une progression lente du record mondial qui a mis 56 ans pour passer de 2m en 1912 à 2,29m en 1968.
En 1968, un athlète du nom de Fosbury a appliqué une stratégie de rupture dans la technique du saut et a inventé le « Fosbury flop » ou le « rouleau dorsal ». Le sauteur prend une prise d'élan courbe pour arriver parallèle à la barre. Il prend son impulsion avec le pied le plus éloigné de la barre tout en élevant la jambe libre. La rotation a lieu naturellement et l'athlète se retrouve dos à la barre. Il enroule ensuite celle ci et retombe sur l'aire de réception sur les épaules.
Cette technique, complètement différente, a marqué une rupture stratégique de la discipline et lui a permis d'atteindre le record de 2,45m en 1993. Elle est aujourd'hui pratiquée par 100% des sauteurs … en attendant qu'un autre athlète conçoive et réalise une autre technique de rupture pour la discipline.
Ce préambule n'a pour but que d'illustrer les propos qui suivent concernant la stratégie de rupture que j'imagine pour la Tunisie post-révolution afin de lui permettre d'attirer les investisseurs directs étrangers (IDE). Il est à noter que j'ai eu le plaisir et l'honneur d'exposer cette vision récemment lors du séminaire organisé par le Ministère du Transport et de l'Equipement en collaboration avec l'association Tounes 2020. Vous pouvez consulter le site de cette association pour télécharger la présentation sous format pdf si vous le souhaitez.
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La Tunisie face aux enjeux régionaux : entre leadership et intégration (3/3)
Le 17 juin 2011 à 12:19:37 CEST (672 lectures)
Article de l'équipe El Mouwaten | Politique, institutions et justice
Une institution régionale pour la consolidation des transitions démocratiques : une Cour Arabe des Droits de l'Homme
Le deuxième grand traité sur lequel reposerait cette union devrait être une Convention Arabe des Droits de l'Homme, sur le modèle de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et de Sauvegarde des Libertés Fondamentales.
Ce texte est au cœur de l'idée de formation d'un axe démocratique, colonne vertébrale de l'union. Il s'agirait d'un traité au terme duquel plusieurs Etats qui, comme la Tunisie et l'Egypte, auraiet opéré leur transition démocratique, s'engageraient à respecter un certain nombre de droits humains et libertés. Ce ne doit pas être un simple manifeste sans la moindre force contraignante comme la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
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Pour une nouvelle politique agricole
Le 05 juin 2011 à 23:07:42 CEST (933 lectures)
Invité d'El Mouwaten | Economie et développement régional
Leïth Ben Becher, invité d'El Mouwaten - Si l'agriculture contribue pour 12% au Produit Intérieur Brut, voire plus (si l'on comptabilise la part de l'agro-alimentaire) et qu'elle occupe encore près du quart de la population active, elle souffre malheureusement toujours d'un déficit d'image autant que d'un manque flagrant de représentation. Cet état est en fait hérité de l'histoire contemporaine du pays et d'une certaine conception des priorités économiques arrêtées au lendemain de l'Indépendance. Mais il est aussi dû à la désaffection à peine dissimulée, sinon à une certaine défiance des élites dirigeantes vis à vis du monde paysan depuis l'Indépendance.
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Soutien financier à la Tunisie : le compte est bon ?
Le 02 juin 2011 à 18:11:27 CEST (702 lectures)
Article de l'équipe El Mouwaten | Economie et développement régional
La révolution de la dignité en Tunisie comme en Egypte a été menée par des peuples réclamant plus de liberté, d'égalité, de solidarité et de justice sociale ; des valeurs partagées par les pays de la rive nord de la Méditerranée ainsi qu'outre-Atlantique. Dans cette phase critique qu'est la transition d'un régime dictatorial à un régime démocratique, il est donc impérieux que ces pays soutiennent la Tunisie, qui peut apparaître comme un exemple, un laboratoire pour la fondation d'une démocratie dans un pays dont une des cultures est arabo-musulmane.
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Quel modèle économique la Tunisie doit-elle adopter?
Le 16 mai 2011 à 08:44:42 CEST (1088 lectures)
Invité d'El Mouwaten | Economie et développement régional
El Mouwaten est un espace de débat ouvert à l'ensemble des Tunisiens. Le texte qui suit est une contribution proposée par l'un de nos lecteurs. Il n'engage pas la rédaction.
Le 14 janvier 2011, le peuple tunisien a mis fin à plus de vingt trois années d'un régime mafieux, dictatorial, répressif et clanique, dirigé par un président sénile et une belle famille composée de prédateurs assoiffés de pouvoir et avide du toujours plus. Cette même famille qui a pillé l'économie tunisienne au vu et au su de tous à travers des méthodes bien rodées durant une quinzaine d'années. Ceci étant, le choix du libéralisme économique et des partenariats avec les pays européens depuis l'accession de Ben Ali au pouvoir a permis à la Tunisie de réussir sa transition économique et de faire partie du club très restreint des pays émergents, malgré la généralisation de la corruption et le mépris affiché pour la méritocratie.
Depuis la chute de l'ancien dictateur et de son clan, les voix et les plumes d'innombrables intellectuels ont foisonné dans le débat public pour essayer d'établir la conception d'un schéma ou d'un modèle propice à la Tunisie tant sur le plan social qu'économique. Les modèles imaginés vont d'une forme de conception marxiste et socialiste jusqu'au modèle de type libéral en passant par ce qu'on peut qualifier de capitalisme islamique. Dans un souci de clarté, je relaterai de manière très succincte les différentes expériences économiques menées par la Tunisie avant de mettre en exergue le choix qui me semble le plus pragmatique du modèle à suivre par la Tunisie afin de consolider ses acquis et sa position d'un pays émergent dynamique en voie de converger vers le niveau des pays développés.
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Lettre ouverte à celles et ceux qui défendent la Révolution
Le 11 mai 2011 à 00:19:03 CEST (893 lectures)
Invité d'El Mouwaten | Politique, institutions et justice
La Révolution a permis à tous les tunisiens de relever la tête et de recouvrer leur dignité. Elle a permis à plusieurs d'entre nous de renaitre, de reprendre espoir et de croire en l'avenir.
Elle était l'œuvre de tout le peuple tunisien qui a désigné ses priorités d'une manière on ne peut plus claire. Il réclamait la dignité, l'emploi pour les jeunes et la disparition de la corruption. Il n'y avait de revendication ni de nature spirituelle ni relative à la situation de la femme.
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Silence contraint, espace d'expression et respect de l'autre.
Le 08 mai 2011 à 15:37:52 CEST (456 lectures)
Invité d'El Mouwaten | Culture, médias et sujets de société
Le paysage social a changé dans le pays. Il y a l'impression que le navire est sans capitaine. Peut-être qu'on reste quelque part et ce, malgré une réflexion consciente, dans l'habitude du capitaine. Peut-être aussi, que « les mécanismes d'autorégulation » sont inexistants en nous. Mais une réalité perceptible est bien là, celle d'une société quelque peu à vau-l'eau. Bien entendu, un souffle de liberté est présent également, un esprit de gestation, une attente effervescente mais il y a chez beaucoup d'entre nous, un besoin d'ordre, une exigence de rigueur dans notre vie de chaque jour.
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